Un grand merci à ceux qui
nous ont fait
parvenir ces documents ou informations.
Un pittoresque rapport de pompiers
Voici le
rapport qu’un commandant de pompiers adressait au
préfet au sujet d’un incendie survenu dans une
commune de M…., le 18 mai 1837.
Nous en avons respecté le style et l’orthographe.
Monsieur le préfet,
Hier, la nuit étant venue, comme d’habitude vers
le soir, j’ai été me coucher et me reposer dans
le sein du sommeil, quand je fus réveillé en cerceau
par dé cris qui criait : ô feu. Devinant tout de
suite qui s’agissé d’un incendie qui
brûlait, je me suis levez et j’ai aperçu une
lueur incandescente du coté de la grange à Pignand.
Ossitôt, j’ai fait battre le rappel, par les
clairon de la commune et je me suis réuni avec mes
hommes pour marché à la rencontre du sinistre.
Arrivé sur les lieux, j’ai senti le besoin de
ferre dans un coin, l’appel de chacun et
j’ai vu que nous étions tousse complet.
Malheureusement, dans la précipitation et la rapidité,
nous avions oublié notre pompe et nous ont été obligez
de prendre l’eau avec des sots, sur le conseil de
monsieur le syndic qui était dans la mare qui sentait
mauvais, ce qui m’a rendu malade, et quand il
n’y a plus rien eu é brûler, le feu a été étain.
Alors j’ai allocutionné mes hommes en les
remerciant pour le courage qu’ils ont montré en
cette circonstance, car sans eux, les femmes qui occupé
la maison serét des truites.
Nous avons cependant à déploré la mort du cochon à
François qui a étez écrasé sans qu’il ait pu dire
comment.
Je certifie l’equesaquetitude de ce rapport en
foie de quoi je cygne,
J. BAUDREROCHAT
Commandan des pompiers.
Paru sur la
« Feuille du Jorat » au printemps 1994 éditée
par l’Association Jorat, souviens-toi et les amis
du patois. Exemplaire original chez Rémy Décombaz.